L'actualité quotidienne de la merguez, épisode 1
On vient donc d'être emballées (dans le sens littéral du terme, rien à voir avec une quelconque joie) toutes ensemble et zou, départ pour les étalages. Je m'appelle Séverine. Je viens de faire la connaissance de mes collocatrices de barquette, elles s'appellent respectivement Suzanne (elle dit rien elle, je crois qu'ils ne lui ont pas mis assez de goût...), Arlette (sympa mais comme elle est à l'autre bout de la barquette c'est pas facile de babiller avec elle), Cécile, Maurice (elle a une grosse voix, je sais pas pourquoi) et Carole (mais elle, elle dort tout le temps alors on a pas encore eu l'occasion de discuter). On sort toutes de la même fabrique apparemment. Mais d'où on est on ne voit pas grand chose. Imaginez plutôt, allongées, les unes à côté de autres (et d'ailleurs Cécile a été couchée sur le ventre, la pauvre) à ne pas pouvoir bouger et tout ce qu'on voit (en tout cas moi car je suis au centre de la barquette) c'est une étiquette qui dit qu'on sera périmée dans 2 semaines. Heureusement Arlette, ma copine, est tout au bout de la barquette, alors elle peut nous décrire le monde...
Il parait qu'aujourd'hui on a quitté notre première maison. Ils nous ont mis avec d'autres barquettes dans un grand local tour froid, qui a commencé à bouger. Puis ils nous ont délivrées. On a été stoquées quelques heures avant d'être enfin disposée sur ce qui semble être, d'après Arlette, une sorte d'énorme stade. On est légèrement inclinées vers l'avant (mais toujours avec ce fichu air froid dans le dos) et on voit des gens qui bougent dans tous les sens. Selon Maurice, qui est de l'autre côté de la barquette, il y aurait des saucisses de veau à côté de nous. Mais on pense toutes que Maurice n'a pas le paprika à tous les étages... qui oserait ranger des merguez à côté de saucisses blanches et fades? Bref, les gens passent devant nous et parfois ils prennent l'une ou l'autre des barquettes qui nous entourent. Nous on attend notre tour. Mais on a beau faire des sourires aux gens, avec Cécile qui leur montre ses fesses c'est pas gagné pour nous! Mais on ne désespère pas d'être achetées prochainement. Alors on pourra voir le monde.
On sera alors rangées délicatement dans un frigo chez une sympathique famille, qui se réjouiera de nous faire griller sur un barbecue tout neuf! C'est le rêve de toutes les merguez... Et il nous attend. On veut y croire. Je vous informe dès que quelque chose change dans notre situation. Avec mes meilleures salutations, et celles de Suzanne, Cécile, Carole, Maurice et Arlette Bien à vous, Séverine la merguez
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24 Mai 2006 à 11:26 dans
- La vie de la merguez




vivement la suite des aventures des nos ptites amies les merguez!
Posté par Le vacancier — 24 Mai 2006, 10:46